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vie de périclès plutarque

XV. Trois trittyes (une prise dans chaque catégorie) forment une tribu (φυλή) ; la tribu n’a donc pas d’existence territoriale, mais seulement morale ; elle est le cadre de l’administration athénienne : elle fournit les 50 bouleutes d’une prytanie et sert de base au recrutement de l’armée. Mais comment s’étonner de ces injures proférées par des hommes dont le métier est de médire, qui chaque jour sacrifient à l’envieuse malignité de la multitude, comme à un génie malfaisant, la réputation des hommes les plus honnêtes, en les noircissant par leurs calomnies ? Il embrassa donc les intérêts du peuple, afin d’y trouver de la sûreté pour lui-même et du crédit contre Cimon. ἡ ἐνδόσις, εως : relâchement ou intonation, ἡ συγχώρησις, εως : concession, consentement, αὐθαδεία, ας : confiance présomptueuse, arrogance. Périclès fit son possible pour le retenir, et lui dit, en pleine assemblée, ce mot si connu : « Si vous ne voulez pas en croire Périclès, vous ne risquez rien au moins d’attendre : le temps est le conseiller le plus sage. Les Athéniens ayant aussitôt marché contre eux, Cimon quitta le lieu de sa retraite ; et, pour détruire par des faits l’imputation qu’on lui faisait de favoriser les Lacédémoniens, il alla se joindre à ceux de sa tribu, afin de partager le péril de ses concitoyens. Ainsi peut s’expliquer l’opposition – traditionnelle ! En attendant, pour consoler le peuple, affligé de cette guerre, et pour soutenir son courage, il lui fit des distributions d’argent et de terres. Et chaque métier encore, tel qu’un général d’armée, tient sous lui une troupe de travailleurs sans profession déterminée, qui sont comme un corps de réserve et qu’il emploie en sous-ordre. Les Lacédémoniens et leurs alliés étant donc entrés dans l’Attique avec une armée nombreuse[105] sous les ordres du roi Archidamos, et ayant ravagé tout le pays, s’avancèrent jusqu’au bourg d’Acharnes[106], et y assirent leur camp, persuadés que les Athéniens, ne voulant pas les y souffrir, viendraient les attaquer pour défendre leur territoire et soutenir leur ancienne réputation. ἄν… = ἔαν… ἔαν + subjonctif : expression de l’éventuel. Andocide : « dénoncer »), ἀποστατέω-ῶ : se tenir à distance, abandonner. ἄδεια, μηνύσις, κατηγορία : voir le lexique des termes juridiques. « Ce n’est pas vous que je pleure, lui disait-il : c’est moi, qui vais perdre un ami dont les conseils me sont si utiles pour le gouvernement de la république. Pour remplacer les bâtiments détruits en 480 av. Plutarque, Vie de Fabius Maximus, §30, 4-7. Mais Périclès, de peur qu’une trop fréquente communication avec le peuple ne finît par inspirer du dégoût pour sa personne, paraissait rarement et par intervalles dans les assemblées : il s’abstenait de parler sur les affaires d’un médiocre intérêt, et se réservait pour les grandes occasions, comme on faisait, suivant Critolaos, du vaisseau de Salamine[22]. XXVIII. Ainsi ceux qui restent dans leurs maisons auront un moyen de tirer des revenus de la république les mêmes secours que les matelots, les soldats et ceux qui sont préposés à la garde des places. τοῖς περὶ τὴν δίαιταν = expression substantivée. Pour revenir à la guerre de Samos, on accuse Périclès d’avoir, à la prière d’Aspasie, fait prendre aux Athéniens le parti de ceux de Milet[75]. Ravissent deux beautés du logis d’Aspasie. Le même mot sert à désigner l’artisan et l’artiste, ce qui en dit long sur le statut de l’artiste dans l’Antiquité (même si certains furent illustres). XXXVII. Il fit donc emprunter de l’argent à un de ses amis, sous le nom de Périclès ; et quand cet ami le redemanda, Périclès refusa de le payer et le cita même en justice. Le dème (δῆμος) est une circonscription territoriale, créée par Clisthène en 508 ; il en existe une centaine ; l’assemblée du dème élit un démarque qui dresse le cadastre, administre les biens du dème, dirige la police municipale et dispose de quelques pouvoirs de justice. Il fut ostracisé en 471, puis accusé de « médisme » par les Spartiates ; il dut s’enfuir à la cour d’Artaxerxès, et mourut en 459. « Oui, répondit-il, mais ce n’est pas un excellent homme : car autrement il ne serait pas si bon joueur de flûte. Mais il ne lui était rien échappé de ce qu’ils avaient dit ; et prenant tout à coup la parole : « Je suis surpris, leur dit-il, que vous ayez si présents à l’esprit et que vous vantiez si fort des exploits dont la fortune a partagé la gloire, et que tant d’autres généraux ont faits comme moi, tandis que vous ne parlez pas de ce qu’il y a de plus grand et de plus glorieux dans ma vie : c’est que jamais je n’ai fait prendre le deuil à aucun Athénien. Ils firent tous leurs efforts pour persuader ces peuples de se rendre à Athènes, afin d’y prendre part à des délibérations qui devaient avoir pour objet la paix et les affaires générales de la Grèce. θεάομαι-ῶμαι : être spectateur au théâtre, μηνύω : indiquer, révéler (cf. Périclès, après avoir réduit Samos, se rembarqua. On se souvient que c’était la Salaminienne qui avait été chargée de ramener Alcibiade de Sicile… (Thucydide, VI). Et ici, Elpinice a entièrement raison de dénoncer l’impérialisme brutal d’Athènes  à l’égard des cités grecques : c’est l’origine de la guerre du Péloponnèse, et à terme de la chute d’Athènes. Ἀντισθένης : disciple de Socrate, et fondateur de l’école cynique ; Isménias était un célèbre joueur de flûte thébain. Allusion au fait que Mégare était grande productrice d’ail ; ἡ φῦσιγξ, ιγγος désigne une sorte d’ail). ne l’ôtez pas, mais retournez-le : il n’y a pas de loi qui le défende. L’un s’appelait Lacédémonios, l’autre Thessalos, le troisième Eléos ; et ils passaient pour fils d’une Arcadienne. Il s'agit d'une série de récits de vies d'hommes illustres du monde gréco-romain, récits organisés par paires, chaque paire mettant en parallèle un Grec et un Romain. Au reste, on peut l’en croire : il connaît l’univers. ἡ ἐκδρομή, ῆς : sortie impétueuse, charge, ἐγκολάψας < ἐγκολάπτω (εἴς τι) : graver en creux sur quelque chose, συγγενικός, ος, ον : familial. Ces qualités, relevées par beaucoup d’autres, frappaient tout le inonde d’admiration. Vie de Périclès: Plutarque: Amazon.nl Selecteer uw cookievoorkeuren We gebruiken cookies en vergelijkbare tools om uw winkelervaring te verbeteren, onze services aan te bieden, te begrijpen hoe klanten onze services gebruiken zodat we verbeteringen … Au reste, rien n’empêche que le philosophe et le devin n’aient également bien rencontré : l’un a expliqué la cause du prodige, l’autre en a découvert la fin. Douris de Samos vivait au IVème siècle ; Denys d’Halicarnasse confirme qu’il est peu fiable. Il quitte alors promptement l’Eubée, pour ne s’occuper que de cette guerre intérieure ; mais n’osant pas en venir aux mains avec des troupes si nombreuses et si aguerries qui lui présentaient la bataille, et sachant que Plistonax, jeune encore, se conduisait principalement par les avis de Cléandridas, que les éphores, à cause de la grande jeunesse du prince, lui avaient donné pour conseil et pour guide, il fait solliciter secrètement Cléandridas, qui, bientôt gagné par argent, se laisse persuader de retirer les Péloponnésiens de l’Attique. Pendant tout le temps de son administration, qui fut fort longue, il ne soupa chez aucun de ses amis, excepté une seule fois qu’il alla aux noces d’Euryptolème, son proche parent ; encore n’y resta-t-il que jusqu’aux libations, après quoi il se retira[21]. Il commença par tourner en ridicule les assemblées qu’il tenait chez lui, et ses conversations avec les sophistes. Périclès était de la tribu Acamantide, du bourg de Cholargue, et descendait par sa mère des plus illustres familles d’Athènes. On en donne encore une autre raison ; et quoiqu’elle soit rapportée par plusieurs historiens, c’est de toutes la plus mauvaise, Le statuaire Phidias avait, comme je l’ai déjà dit, entrepris de faire la statue d’Athéna ; il était l’ami de Périclès, et jouissait d’un grand crédit auprès de sa personne. L’objet du philosophe est de rechercher le principe des choses, et la manière dont elles se font ; le but du devin est de prédire pourquoi elles arrivent et ce qu’elles présagent. Deux subjonctifs présents (ἔχωσιν, λυμαίνηται, διατρέφῃ) dépendant de ὅταν : répétition dans le présent. Périclès, dans sa jeunesse, craignait beaucoup le peuple. Périclès régna-t-il en souverain sur des masses consentantes ou ne fut-il qu?une marionnette actionnée par le peuple ? Ils ne furent pas plus tôt partis, que Périclès y alla à la tête d’une armée, et rétablit les Phocidiens dans leurs fonctions. Cimon, fils de Miltiade, dut mener une vie difficile après la condamnation de son père – celui-ci, ayant échoué dans le siège de Paros, fut condamné à une forte amende qu’il ne put payer, et mourut en 489. J-C ; Hippias, fils de Pisistrate, avait été chassé d’Athènes par Clisthène, à la tête d’une armée spartiate, en 510. J’ai raconté son histoire dans la vie de Lysandre. J’ai donc voulu que la classe du peuple qui ne fait pas le service militaire, et qui vit de son travail, eût aussi part à cette distribution de deniers publics ; mais afin qu’elle ne devînt pas le prix de la paresse ou de l’oisiveté, j’ai appliqué ces citoyens à la construction de grands édifices, où les arts de toute espèce trouveront à s’occuper longtemps. ὁἘν τῷ διὰ μέσου : dans l’intervalle, ou « au milieu de la période ». Depuis ce temps-là, les jeux de musique furent toujours célébrés dans l’Odéon[46]. XXXVI. Celui qui conduisait si bien ses affaires intérieures était un domestique nommé Evangelus, homme d’une intelligence rare, soit qu’elle lui fût naturelle, soit que Périclès l’eût formé lui-même à l’économie. En déchargeant ainsi la ville d’une populace oisive qui, faute d’occupation, excitait sans cesse des troubles, il soulageait la misère du peuple, contenait les alliés par la crainte, et leur mettait comme autant de garnisons qui les empêchaient de se porter à des innovations. Il exerçait seul cette vaste domination qui, s’étendant et sur la Grèce et sur les Barbares, était encore soutenue par l’obéissance des nations soumises, par l’amitié des rois et l’alliance des princes. Elle ne se déclara pas chez lui par des symptôme aussi aigus et aussi violents que dans les autres. La seule Elpinice lui dit, en s’approchant : « Voilà sans doute, Périclès, des exploits admirables et bien dignes de nos couronnes, d’avoir fait périr tant de braves citoyens, non en faisant la guerre aux Phéniciens ou aux Mèdes, comme mon frère Cimon, mais en ruinant une ville alliée qui tirait de nous son origine ! C’est, dit-on, à cette marque des Samiens au front que le poète Aristophane fait allusion lorsqu’il dit : XXVII. XII. En effet, la gravité ne saurait se soutenir au milieu des jeux et des divertissements ; la gaieté familière qui y règne s’accorde mal avec la dignité, et nuit à la considération. Cf. « Il vit, disaient-ils, avec la femme de Ménippus, son ami et son lieutenant. Il se proposa toujours dans son administration ce qu’il croyait le meilleur ; et, tenant lui-même une conduite irréprochable, il faisait adopter ses conseils au peuple par la douceur et la persuasion, employait, pour vaincre sa résistance, la force et la contrainte, et l’amenait malgré lui à ce qui lui paraissait le plus utile. N’a-t-on pas vu Stésimbrote de Thrace lui-même oser imputer à Périclès un crime horrible, l’accuser d’un commerce criminel avec la femme de son propre fils ? XXX. » En effet, il suffit qu’un prince donne quelques moments de son loisir à entendre la musique ; et c’est de sa part beaucoup accorder aux Muses que d’être témoin de leurs combats. Il l’avait bien lu ; il évoque l’œuvre de l’historien plusieurs fois dans sa Vie de Périclès1. Quant aux premiers, nous consentons à les tenir d’autrui ; mais nous voulons qu’on tienne de nous les derniers. Ephialte réforma l’Aréopage en 462, réduisant considérablement son pouvoir ; il s’attira la haine des Aristocrates, et mourut assassiné en 461. Ils nous peignent le séjour des dieux comme une demeure ferme et inébranlable, qui n’est jamais ni agitée par les vents ni obscurcie par les nuages, où règne toujours la plus douce sérénité, où brille la plus pure lumière : un tel séjour est en effet le seul qui convienne à des êtres immortels et souverainement heureux ; et cependant ils nous représentent les dieux eux-mêmes livrés à des agitations continuelles, pleins de haine, de colère et de toutes les passions qui déshonoreraient des hommes raisonnables et sensés. N’en peut-on pas dire autant du désir d’apprendre et de connaître que notre âme a aussi reçu de la nature ? Sur la « guerre sacrée », voir Thucydide, I, 112, 5. Cet Olympe, où l’on dit que les dieux, loin de toute secousse, ont leur siège éternel ; ni les vents ne le battent, ni les pluies ne l’inondent ; là-haut, jamais de neige, mais en tout temps l’éther, déployé sans nuages, couronne le sommet d’une blanche clarté. παραιτέομαι-οῦμαι : demander, repousser qqch. Mais ce qui surprenait davantage, c’était la promptitude avec laquelle ils avaient été construits : il n’y en avait pas un seul qui ne semblât avoir exigé plusieurs âges et plusieurs successions d’hommes pour être conduit à sa fin, et cependant ils furent tous achevés pendant le court espace de l’administration florissante d’un seul homme. Le pilote lui répondit qu’il ne voyait rien là de quoi s’effrayer. διαπορέω-ῶ : se poser la question, se demander. Cratinos la traite ouvertement de courtisane : Elle eut cette Héra, cette belle Aspasie. Vie de Périclès, 12,5-13,5 : Les travaux de l'Acropole . Parti du port de Pages, sur la côte de Mégare, il ne se borna pas à ravager les villes maritimes, comme Tolmidas l’avait fait avant lui ; il débarqua ses troupes, et, s’étant avancé dans le continent, il en força les habitants, effrayés de sa présence, à se tenir renfermés dans leurs murailles. Καὶ μὴν τήν γε πρὸς χρήματα μεγαλοφροσύνην ὁ μὲν, Comparaison entre Périclès et Fabius Maximus. L’Eubée et les îles : allusion à la dépendance croissante des îles de la mer Égée à l’égard d’Athènes dans la Confédération, et à l’expédition de l’Eubée. À ceux qui avaient l'âge et la force de faire la guerre le trésor public fournissait abondamment de quoi vivre ; mais pour la masse ouvrière, qui n'était pas enrôlée, Périclès ne voulait ni qu'elle fût privée de salaires ni … Il doit donc toujours rechercher ce qu’il y a de meilleur, moins encore pour le contempler que pour trouver dans cette contemplation l’aliment de son esprit[2]. Souvent, au contraire, nous prenons plaisir à l’ouvrage, et nous prisons peu l’ouvrier : par exemple, nous aimons les parfums et les teintures de pourpre, mais nous regardons les parfumeurs et les teinturiers comme des gens d’un état bas et servile. Depuis Solon, il y a trois phratries par tribu, et 30 familles par phratrie. ἐλεγκτικός, ή, όν : propre à convaincre, ou à réfuter, κατακλείων, ουσα, ειον : qui termine, qui conclut, ἀλαπαδνός, ός, όν : facile à détruire, faible. Mais mon nom seul aussi sera placé dans les inscriptions des édifices. Songeons aux millions d’euros que les constructions de Phidias apportent encore aujourd’hui à la Grèce…. Elle fait partie de la Chalcidique (capitale Thessalonique). Il tendit les ressorts du gouvernement, semblable auparavant, par sa faiblesse, à un instrument dont les cordes, trop relâchées, ne rendent que des sons faibles et mous ; il y substitua un gouvernement aristocratique qui approchait de la monarchie. D’autres écrivains ont dit que Périclès fut le premier qui distribua au peuple les terres conquises, qui donna de l’argent aux citoyens pour assister aux spectacles, et leur assigna des salaires pour toutes les fonctions publiques ; que, par ces établissements, il leur fit contracter des habitudes vicieuses, leur ôta l’amour du travail et de la frugalité, leur inspira le goût de la dépense et l’amour des plaisirs[29]. Φάβιος δὲ τὸ καθ´ ἑαυτὸν ἀσφαλὴς  ὢν καὶ ἀναμάρτητος, τῷ πρὸς τὸ κωλύειν ἑτέρους ἀδυνάτῳ  φαίνεται λειπόμενος. Vie de Périclès [PLUTARQUE] on Amazon.com.au. Cf. Par là tous les âges et toutes les conditions sont appelés à partager l’abondance que ces travaux répandent de toute part. Périclès n’en fut pas plus tôt informé, qu’accablé de cette nouvelle, il courut chez lui, et employa les prières les plus pressantes pour le détourner de son dessein. Zénon d’Élée, grand amateur de paradoxes ; Enfin Anaxagore, qui fut accusé de rejeter les dieux de la cité et de prôner une forme d’athéisme…, ὑπερφυῶς : extraordinairement, merveilleusement. Περικλῆς δ´ οὐκ ἂν  ἴσως εἴποι τις ὅσα καὶ παρὰ συμμάχων καὶ βασιλέων  ὠφελεῖσθαι καὶ θεραπεύεσθαι παρόν, τῆς δυνάμεως διδούσης, ἀδωρότατον ἑαυτὸν καὶ καθαρώτατον ἐφύλαξεν. Les affaires souvent l’accablent de leurs poids ; Et, non moins surchargé du fardeau de sa tête. Xanthippe, son père, qui vainquit à Mycale les généraux du roi de Perse, épousa Agariste, mère de Clisthène, celui qui chassa les Pisistratides[6], qui détruisit avec tant de courage la tyrannie, donna des lois aux Athéniens, et établit une forme de gouvernement propre à maintenir parmi les citoyens l’union et la sécurité. Les Lacédémoniens avaient fait graver sur le front du loup d’airain[66] le privilège que les Delphiens leur avaient accordé de consulter les premiers l’oracle ; Périclès obtint le même privilège pour les Athéniens, et le fit graver sur le côté droit du loup. Ils en rejetaient la faute sur celui qui, pendant la guerre, avait, disaient-ils, attiré dans leurs murs ce déluge de gens de campagne qu’il n’employait à rien, qu’il tenait renfermés comme des troupeaux, et qu’il laissait s’infecter les uns les autres sans leur procurer aucun changement de situation, sans leur donner aucun rafraîchissement. Il meurt au siège de Cittion, à Chypre, en 449. Il dit un jour qu’il voyait la guerre s’avancer du Péloponnèse à grands pas. Les clérouques sont des Athéniens, pris dans la dernière classe, et qui reçoivent un lot de terre dans les colonies d’Athènes (clérouquies). Avant lui, la division qui existait entre les deux partis, semblable à ces pailles qui se trouvent dans le fer, marquait simplement la différence entre la faction populaire et celle des nobles ; mais l’ambition et la rivalité de ces deux personnages, faisant, pour ainsi dire, dans le corps politique, une incision profonde, le séparèrent en deux parties bien distinctes, dont l’une fut appelée le peuple, et l’autre la noblesse. ὁ φράτωρ, ορος : membre d’une même phratrie. Enfin cette Aspasie eut tant de célébrité, que Cyrus, celui qui fit la guerre au roi Artaxerxe, et lui disputa l’empire des Perses, donna le nom d’Aspasie à celle de ses concubines qu’il aimait le plus, et qui s’appelait auparavant Milto. Quelque temps après[89], pressentant l’éruption prochaine de la guerre du Péloponnèse, il persuada le peuple d’envoyer du secours aux habitants de Corcyre, que les Corinthiens avaient attaqués, et de mettre dans leurs intérêts une île dont les forces maritimes leur seraient si utiles dans l’invasion qui les menaçait du côté du Péloponnèse[90]. de relation). Les Vies parallèles, ou Vies parallèles des hommes illustres, d'après la traduction de Jacques Amyot, forment l'œuvre la plus connue de Plutarque, écrite en grec et composée entre 100 et 120. Le poète Ion[16] dit pourtant que son ton et ses manières respiraient l’arrogance et la fierté ; qu’il mêlait à sa dignité beaucoup de hauteur et de mépris pour les autres. Vie de Périclès. Vers ce même temps, Aspasie fut traduite en justice pour crime d’impiété, à la poursuite d’un poète comique nommé Hermippos, qui l’accusait aussi de recevoir chez elle des femmes de condition libre qu’elle prostituait à Périclès. Biographie de Périclès - Périclès voit le jour le 1er janvier 495 av. Ces objets se présentent, dans les actions vertueuses, dont le simple récit produit en nous une vive émulation, un désir ardent de les imiter ; effets que nous ne ressentons point pour d’autres objets qui méritent d’ailleurs notre admiration. On raconte qu’étant insulté par un homme bas et insolent, qui ne cessa, durant toute une journée, de lui dire des injures, il les supporta patiemment sans lui répondre un seul mot, et se tint constamment dans la place à expédier les affaires pressées. Quelle confiance peut-on donc avoir en Idoménée[35], lorsqu’il accuse Périclès d’avoir tué en trahison l’orateur Éphialtès, son ami intime, le confident et l’associé de tout ce qu’il faisait dans le gouvernement, et d’avoir été porté à ce crime par la jalousie que lui causait sa réputation ? Tous deux ils ont rendu à leur patrie les services les plus importants. Archidamos, roi de Sparte, lui demandait un jour lequel des deux luttait le mieux, de lui ou de Périclès : « Quand je lutte contre lui, répondit Thucydide, et que je l’ai jeté par terre, il soutient qu’il n’est pas renversé, et il finit par le persuader aux spectateurs. ὑποπιμπλάμενος : presque tout rempli, ou couvert. Ces dénonciations ayant paru faire plaisir au peuple, Dracontides proposa et fit passer un troisième décret, qui portait que Périclès rendrait ses comptes devant les prytanes[101], et que les juges, après avoir pris sur l’autel les billets pour les suffrages, prononceraient le jugement dans la ville[102]. Lorsqu’il descendit de la tribune, toutes les femmes allèrent l’embrasser, et lui mirent sur la tête des couronnes et des bandelettes, comme à un athlète qui revient vainqueur des jeux[88]. μονόκερως, ω : qui n’a qu’une corne ; ce mot se décline comme νεώς : il s’agit de la déclinaison attique. τὸ τεχνητόν : ce qui est artificiel, les artéfacts. Aristophane. Périclès, voyant son pilote troublé et incertain de ce qu’il devait faire, lui mit son manteau devant les yeux, et lui demanda s’il trouvait à cela quelque chose d’effrayant et de sinistre. Le peuple lui témoigna du regret de son ingratitude, et Périclès reprit le timon des affaires. Ils avaient encore un motif de consolation dans ce que souffraient leurs ennemis. Les nobles, qui voyaient Périclès, élevé seul au-dessus de tous les citoyens, jouir d’un pouvoir presque absolu, cherchèrent un homme qui pût lui tenir tête dans l’administration, et affaiblir une autorité qui tendait visiblement à la monarchie. Noter le caractère nettement péjoratif de cette présentation des « maîtres » de Périclès : Aucun de ces trois-là ne peut trouver grâce aux yeux de Plutarque, disciple de Platon. Dès ce moment, il changea sa manière de vivre. Dans la Vie de Périclès, Plutarque donne le même sens à ce mot quand il parle de « Thucydide et des orateurs de sa tendance » 20. Cette tête a été attestée au Louvre en 1815 sous l’appellation de Vesta. Note sur le texte. Il est question ici d’Elpinice, sœur de Cimon. La chapelle des mystères à Eleusis fut commencée par Corèbe, qui éleva le premier rang des colonnes et y posa les architraves. Cette faveur lui attira beaucoup d’ennemis et d’envieux, qui, pour essayer sur lui quel jugement le peuple porterait de Périclès, engagèrent un des ouvriers de cet artiste, nommé Ménon, à se rendre, comme suppliant, sur la place publique, et à demander sûreté pour le dénoncer et l’accuser. Cette disgrâce ne fut pas de longue durée ; le peuple laissa toute sa colère dans la plaie, comme l’abeille y laisse son aiguillon. Diopithès fit un décret qui ordonnait de dénoncer ceux qui ne reconnaissaient pas l’existence des dieux, ou qui enseignaient des doctrines nouvelles sur les phénomènes célestes. Pour Aspasie, on dit que Périclès s’attacha à elle à cause de son savoir et de ses connaissances en politique. Ce qu’on lui reproche ici, c’est le goût de la virtuosité et le fait d’avoir participé à des concours. παρεντείνω : ajouter quelque chose à son art, βαφή : teinture (métaphore tirée de la teinturerie) ou trempe (métallurgie), τελεσιουργόν : qui achève son œuvre, efficace, ἡ παιδιά, ᾶς (attention à l’accent !) Source fondamentale et incontournable, la Vie de Périclès doit cependant être maniée avec précaution par l’historien : en effet, écrivant à bien des siècles de distance, pour être précis, aux premier et deuxième siècle de notre ère, Plutarque sélectionne et hiérarchise ce qui lui semble digne d’être conservé suivant des critères qui sont largement informés par sa position de notable grec vivant à … S'étant pris d'intérêt pour ce travail, il allait en fait consacrer une bonne partie de la fin de sa vie à composer, d'abord sans doute, les quatre Vies isolées d'Aratos, d'Artaxerxès, d'Othon et de Galba, puis les vingt-deux « couples » de Aspasie dut son salut aux prières de Périclès, aux larmes que, suivant Eschine, il répandit devant les juges, pendant l’instruction du procès. Θεωρικὰ : argent que l’on donnait aux pauvres, depuis Périclès, pour payer leur place au théâtre. D’autres veulent que ce surnom lui ait été donné parce qu’il avait embelli la ville d’Athènes d’édifices publics. Tant qu’il vécut, il s’opposa à l’agrandissement des fils de Cimon, sous prétexte qu’ils n’étaient pas de vrais Athéniens, mais des étrangers issus d’une race mêlée ; leurs noms même le prouvaient. Il ne laissa plus les nobles se mêler et se confondre comme auparavant avec le peuple, et obscurcir leur dignité dans la foule ; mais les séparant de la multitude, et concentrant comme en un seul point toute leur puissance pour en augmenter la force, il mit un contre-poids dans la balance politique. Dans ce même temps, la ville de Potidée, qui était soumise à Athènes, quoique colonie de Corinthe, s’étant révoltée, les Athéniens allèrent l’assiéger, et cette démarche accéléra la guerre. Grec d'origine, il est considéré comme un médio-platoniste2,3, il s'opposa dans certaines de ses Œuvres morales ou Moralia aux courants stoïcien4,5 et épicurien6. περιίσταμαι (εἰς + acc) : échoir à, aboutir à, ᾧ a pour antécédent ἕνα ; παρ’ᾧ : (celui) chez qui…, διεκόπην < διακόπτω (aoriste passif) : fendre, ἐπιδείκνυμι : montrer (se construit avec un participe complétif), ὀξύς, εῖα, ύ : pointu (d’où l’oxymore, ou l’oxygène, dont l’acidité provenait, croyait-on, du caractère pointu de ses atomes), τὸ ἀγγεῖον, ου : vase ; ici, cavité crânienne, συνωλίσθηκα : parfait de συνολισθάνω : glisser, ἡ ῥίζα, ης : la racine (d’où notre « rhizome »), ἐπιτυγχάνω : atteindre le but, toucher juste, ὑπόκειμαι : être proposé comme objet de recherches, θεωρῆσαι et προειπεῖν sont des infinitifs dépendants de ὑπέκειτο : il s’agissait de…, ἀναίρεσις : action d’enlever, de faire disparaître. La peste d’Athènes : cf. La philosophie, en dissipant cette ignorance, bannit la superstition, toujours alarmée, toujours tremblante, et la remplace par cette piété solide que soutient une ferme espérance. Périclès le Jeune, fils adultérin de Périclès, fit partie des généraux vainqueurs lors de la bataille des Arginuses (406 av. D’autres prétendent que ce fut par fierté et pour faire montre de sa puissance que Périclès méprisa les instances des Lacédémoniens. Périclès en fit raser les murailles ; il ôta aux Samiens leurs vaisseaux, exigea d’eux de très grosses sommes, dont ils payèrent comptant une partie, prirent des termes pour le reste, et donnèrent des otages pour la sûreté du paiement. Ses deux fils, Hipparque et Hippias lui succèdent : le premier sera tué en 514 par les tyrannoctones, le second renversé et chassé d’Athènes en 510. C’est ce travail dont Cratinos censure la lenteur dans ses pièces : Périclès de ses cris semble presser l’ouvrage. En reconnaissance de ce bienfait, Périclès fit faire en bronze la statue d’Athéna Hygiée[48], et la plaça dans la citadelle près de l’autel qu’on y voyait auparavant. La ville, abondamment pourvue de tous les moyens de défense que la guerre exige, doit employer ces richesses à des ouvrages qui, une fois achevés, lui assureront une gloire immortelle. Famille et maîtres de Périclès. Outrés de cet affront, quelques Mégariens. « Lors d’une séance de l’Assemblée, Périclès montra aux Athéniens qu’ils n’avaient pas à rendre compte de l’argent du tribut (=somme d’argent versée) de leurs … IV. La flotte envoyée dans le Péloponnèse avait ravagé une grande étendue de pays, et ruiné beaucoup de bourgs et de petites villes ; Périclès lui-même, étant entré par terre dans le pays des Mégariens, y mit tout à feu et à sang[108]. Il fut également inflexible soit aux vives instances de ses amis, soit aux clameurs et aux menaces de ses ennemis, soit enfin aux chansons satiriques dont on l’accablait, et dans lesquelles on le décriait, on blâmait sa conduite, on le traitait d’homme lâche qui abandonnait tout aux ennemis.

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